top of page

SOPHROLOGIE ET TROUBLES PSY, PRUDENCE !


peinture représentant deux esprits dont un torturé

La sophrologie est aujourd’hui utilisée dans de nombreux domaines : gestion du stress, des douleurs, troubles du sommeil, préparation mentale ou régulation des émotions.


Cependant, comme toute approche d’accompagnement, elle présente certaines limites, notamment dans le champ de la psychiatrie. Certaines pathologies sévères comme la schizophrénie, les troubles psychotiques ou la bipolarité dans certaines phases nécessitent des précautions particulières.


Cela ne signifie pas que les personnes concernées ne peuvent pas bénéficier d’approches corporelles, mais que certaines techniques sophrologiques peuvent, dans certains cas, déstabiliser leurs symptômes.


Comment agit la sophrologie sur le psychisme ?



une femme qui pratique la respiration de pleine conscience

La sophrologie repose sur plusieurs mécanismes : relaxation, respiration, visualisation, attention aux sensations internes et légère modification de l’état de conscience.


Ces outils sont généralement bénéfiques, mais ils impliquent une immersion dans le monde intérieur. Or, chez certaines personnes souffrant de troubles psychiatriques sévères, cette focalisation peut accentuer des difficultés liées à la perception de la réalité ou de soi.


Sophrologie et troubles psychotiques



peinture symbolisant les troubles psychotiques

Les troubles psychotiques se caractérisent par une altération du contact avec la réalité (hallucinations, idées délirantes, désorganisation de la pensée).


Dans ce contexte, la sophrologie peut parfois :


  • accentuer la confusion entre imaginaire et réalité

  • renforcer certaines expériences internes (images, sensations)

  • amplifier des perceptions déjà perturbées


Les exercices de visualisation ou de relaxation profonde peuvent ainsi être mal interprétés ou intégrés à des croyances délirantes.


Sophrologie et schizophrénie


photo d'un visage qui se reflète dans un miroir cassé symbolisant la schizophrénie

La schizophrénie affecte la perception, la pensée et le sentiment d’identité.


Comme la sophrologie travaille sur la conscience corporelle et l’expérience intérieure, elle peut parfois :


  • accentuer les sensations d’étrangeté corporelle

  • renforcer les impressions de perte de contrôle

  • être interprétée de manière concrète ou délirante


Sophrologie et trouble bipolaire


Dans le trouble bipolaire, les précautions concernent surtout les phases maniaques.

Les techniques de visualisation et de projection peuvent alors :


  • stimuler excessivement l’imaginaire

  • renforcer les idées de grandeur

  • accentuer l’agitation mentale


Dans quels cas la sophrologie est-elle envisageable ?


La sophrologie peut parfois être adaptée, à condition d’un cadre strict :


  • suivi médical (avec l’accord d’un psychiatre)

  • exercices simples et structurés (respiration, relaxation, ancrage)

  • accompagnement par des professionnels formés


Les signaux d’alerte pour les sophrologues


Certains signes doivent inciter à orienter vers un professionnel de santé mentale :


  • discours désorganisé

  • croyances délirantes

  • hallucinations

  • forte confusion entre imaginaire et réalité

  • alternance marquée entre excitation et dépression


Une question d’éthique


Reconnaître les limites de la sophrologie est essentiel. Cela ne diminue pas son intérêt, mais garantit une pratique responsable.


Si elle est très efficace pour le stress, l’anxiété ou le bien-être, certaines pathologies psychiatriques nécessitent un accompagnement spécialisé.


Le rôle du sophrologue est alors de savoir orienter vers les professionnels adaptés.


Sandrine BUATOIS, Sophrologue, Relaxologue, Infirmière, praticienne en massage sonore sur ESPELUCHE (26), rédaction mars 2026

 

Vous souhaitez vous abonner à ma newsletter, et recevoir de temps en temps les articles et podcasts publiés sur mon blog, cliquez sur le bouton ci-dessous :



Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page